Le 17 avril 2026, le Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, situé au cœur de la Cité de la Démocratie à Libreville, a accueilli la célébration de la 28ᵉ édition de la Journée nationale de la femme gabonaise. Cette édition a été marquée par un événement d’envergure continentale : le lancement officiel de la campagne « Building Resilience », portée par l’Organisation des Premières Dames d’Afrique pour le Développement.
Une mobilisation africaine autour d’un enjeu commun
Placée sous le thème « L’autonomisation des femmes : un challenge de gouvernance publique à l’aube de la Ve République », cette journée a réuni plusieurs Premières Dames africaines, notamment celles du Burundi, de la Sierra Leone, du Sénégal, de l’Angola, de Sao-Tomé-et-Principe et de la Centrafrique. Cette forte mobilisation témoigne d’une volonté commune de renforcer le rôle des femmes dans les dynamiques de développement du continent.
Le lancement de la campagne « Building Resilience » (2025–2027) vise à renforcer la capacité des femmes et des jeunes filles à faire face aux défis liés aux changements climatiques et aux conflits, dans un contexte mondial marqué par des crises multiples.
Le Gabon au cœur de la dynamique de résilience
À travers cette initiative, le Gabon a réaffirmé son engagement à placer les femmes et les jeunes filles au centre des politiques publiques. Cette ambition se traduit notamment par le programme ÉQUILIBRES 2026–2029, dédié à la lutte contre les vulnérabilités et toutes les formes de violences.
Lors de son allocution, la Première Dame du Gabon, Zita OLIGUI NGUEMA, a mis en avant trois axes prioritaires : la prévention des ruptures, la continuité des soins et l’accompagnement dans la reconstruction des trajectoires de vie. Elle a souligné avec force que la résilience d’une nation repose avant tout sur la protection de ses équilibres humains.
Un engagement institutionnel fort
La cérémonie a également été honorée par la présence du Président de la République, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, qui a réaffirmé son soutien à la cause féminine. À cette occasion, il a annoncé une contribution du Gabon à hauteur de 500 millions de FCFA en faveur des actions de l’OAFLAD, traduisant ainsi un engagement concret en faveur de l’autonomisation des femmes.
Le Chef de l’État a par ailleurs salué le choix porté sur le Gabon pour abriter cet événement, mettant en avant la vision du pays en matière d’équilibre familial et de renforcement du pilier santé.
Des échanges riches et des distinctions honorifiques
Au-delà des discours officiels, la journée a été rythmée par des panels, des tables rondes et des échanges d’expériences autour des droits des femmes, de leurs défis et des perspectives d’avenir. Ces discussions ont permis de renforcer les synergies entre institutions, société civile et partenaires internationaux.
Parmi les moments forts, Zita OLIGUI NGUEMA a reçu une distinction honorifique de Docteur Honoris Causa, décernée par une organisation africaine et franco-arabe, en reconnaissance de son engagement en faveur des causes sociales, sanitaires et humaines.
La cérémonie a également été marquée par des prestations artistiques et des remises de trophées aux différentes Premières Dames présentes, illustrant la dimension à la fois solennelle et célébrative de l’événement.
Une journée historique pour les droits des femmes
Instituée en 1998, la Journée nationale de la femme gabonaise commémore l’entrée de la première femme au gouvernement et met en lumière les avancées juridiques et sociales en faveur des femmes. L’édition 2026 s’inscrit dans cette continuité, tout en lui donnant une dimension internationale renforcée.
En mettant l’accent sur la résilience, l’inclusion et l’autonomisation, le Gabon confirme son rôle d’acteur engagé dans la promotion des droits des femmes en Afrique. Cette célébration apparaît ainsi comme un levier stratégique pour construire des sociétés plus justes, inclusives et durables.